Behind the scenes : De la conception à la production
Par Laure Lavie — Mai 2026
Il était une fois une femme de 36 ans qui gardait pleins d’histoires inachevées dans son cahier d'écrivain et dans son ordinateur, un compte GitHub aussi vide qu’un frigo de célibataire, et une idée qui refusait de la laisser dormir tranquille.
Cette femme, c’est moi. Et cette idée un peu folle, c’est Immers’Write.
Aujourd’hui, je t’emmène dans les vrais coulisses. Pas la version filtrée avec lumière dorée et sourire Instagram. Non. Les coulisses avec les logiciels qui bug, des tasses de thé froides et les moments où je fixe l’écran en me demandant sérieusement si élever des pingoins en Antartique ne serait pas une reconversion plus sereine.
Attache ta ceinture (et prends un café), on y va.
Acte I : Le rêve initial : je vais juste faire un Netflix des histoires, ça prendra deux semaines, grand maximum
Tout est parti d’une frustration toute bête.
J’adore écrire. J’adore inventer des univers entiers, donner vie à des personnages, leur composer des playlists, leur dessiner des portraits avec l’IA… Et pendant des années, tout ça dormait paisiblement dans des dossiers bien rangés sur mon drive.
Un jour, j’ai pensé : et si tout ça pouvait exister ensemble ? Un seul endroit où l’auteur crée, où l’histoire s’anime, où le lecteur ne lit plus… il vit l’histoire.
Dans ma tête, c’était excitant : une plateforme où les mots deviennent mondes, où les images naissent du texte, où la musique accompagne l’émotion, où l’on passe un seuil entre le réel et l’imaginaire. J’avais même trouvé la baseline : « Where words become worlds ».
Ce que je ne mesurais pas encore, c’est que j’étais en train de tomber amoureuse d’un projet qui allait me faire vivre toutes les émotions humaines en accéléré.
Acte II : La liste des courses : j’ai compris que je n’avais pas le porte-monnaie des Rothschild
Les premières semaines ont été magiques. J’apprenais à coder, à gérer mon projet, mon planning, ma communication...
Python, FastAPI, React, Next.js, PostgreSQL, Docker, JWT, Tailwind, Nginx… Prononcés à voix haute, ça sonnait presque comme une incantation de sorcier bienveillant.
Sauf que chaque mot cachait son lot de dragons : des documentations interminables, des erreurs qui apparaissaient la nuit comme par enchantement, et cette question récurrente : « Mais pourquoi ça marchait hier ?! »
J’ai dû dessiner l’architecture complète. Comprendre comment tout se parle : le frontend qui discute avec le backend, qui parle à la base de données, qui appelle l’IA, le tout emballé dans des conteneurs Docker qui flottent sagement sur un serveur.
C’est là que j’ai eu ma première grande conversation intérieure :
« Laure… tu es sûre que tu sais dans quoi tu t’es embarquée ? »
Réponse honnête : non.
Réponse courageuse : on continue quand même.
Acte III : Les bugs, ces petites merdouilles utiles pour te faire comprendre la vie, la vraie.
Ah, les bugs. Mes compagnons de route les plus fidèles.
Des features invisibles entre mon propre frontend et mon propre backend. Résoudre ça les premières fois, c’est comme découvrir une porte secrète dans ta maison qui était juste peinte de la même couleur que le mur.
Chaque fois, la solution était d’une simplicité vexante. Et chaque fois je me disais : « Comment j’ai pu passer à côté pendant des heures ? »
Le code, c’est l’art de l’humilité avec un clavier.
Acte IV : Les jours où j’ai failli tout lâcher
Oui, il y en a eu plusieurs. Le plus mémorable : un jour de mars. Docker, Nginx, la base de données et le backend faisaient la grève générale. Rien ne voulait se parler. C’était une réunion de famille où tout le monde se boude.
J’ai fermé l’ordinateur, j’ai dit “a demain”.
En partant chez moi, j’ai repensé à pourquoi. Pas au code. Aux auteurs qui créent dans l’ombre. Aux lecteurs qui méritent mieux qu’un texte plat sur fond blanc. À cette envie profonde de créer un espace protégé pour l’imaginaire.
Le lendemain, je suis revenue, j’ai rouvert l’ordinateur, et j’ai repris.
Juste la preuve qu’on n’abandonne pas facilement ce qui nous a choisi.
Et puis il y a eu le bug le plus élégant de tous : tester la génération d’images, de textes et de sons avec DALL·E, Claude et ElevenLabs… sans avoir crédité le moindre compte.
Parce que oui, je vais le faire très bientôt, je procrastine royalement, et je n’ai pas encore les sous pour tout tester comme il faut… mais je vais le faire, promis.
Parce que voilà, je ne suis pas encore la nièce cachée de Rothschild. Et ces merveilleuses intelligences artificielles, aussi poétiques soient-elles, ont une facheuse tendance à te rappeler que la magie a un prix. Un prix qui s’affiche généralement sous la forme d’une erreur 429, pile au moment où tu t’apprêtes à vivre ton grand moment mais que la réalité frappe à ta porte : « Laure, tu es en train de jouer à la sorcière sans avoir acheté les ingrédients. »
C’est bête, c’est humain, et franchement… c’est assez…frustrant?
Acte V : Ce que cache vraiment une jolie interface
Derrière le design nocturne et doré, il y a une vraie architecture : un VPS chez OVH, Docker Compose, un backend FastAPI, un frontend Next.js, PostgreSQL, Nginx qui fait le chef d’orchestre, et un certificat SSL qui veille à ce que tout soit sécurisé.
Tout ça, pensé, codé, testé et déployé par une seule personne en six mois, en parallèle d’une formation.
Je ne dis pas ça pour frimer. Je le dis parce que quand tu utilises une application fluide, tu ne vois jamais les trois cents commits, les journées courtes, les fonctionnalités sacrifiées, les refactorisations douloureuses et les décisions prises à 16h29 avant de partir.
Chaque bel outil que tu utilises a cette histoire derrière lui.
Acte VII : Ce que ce projet m’a vraiment appris
J’ai appris que montrer ses galères crée des connexions bien plus vraies que de faire semblant d’avoir tout maîtrisé.
Et surtout, j’ai appris que le syndrome de l’imposteur ne disparaît pas. Il devient juste plus poli. Et qu’on lui répond en continuant d’avancer.
Épilogue : À toi qui as un projet qui dort dans un drive
Si tu as une idée qui te chatouille depuis longtemps, je ne vais pas te mentir : ce sera plus dur que prévu.
Mais je peux te promettre que c’est possible. Que les bugs finissent par céder. Que les montagnes se découpent en petits cailloux. Et qu’un projet imparfait mis au monde vaut infiniment plus qu’un projet parfait qui reste dans l’ombre.
Tes galères ne sont pas des obstacles. Elles sont la preuve que tu es en train de créer quelque chose qui compte vraiment.
Les livres dans mon drive ont attendu des années que je sois « prête ».
Immers’Write, lui, ouvrira ses portes en juin 2026, encore un peu bancal, encore en train d’apprendre à marcher.
Et c’est exactement comme ça que naissent les plus beaux mondes.
« Le code est le corps, l’imagination est l’âme. »
— Laure Lavie
Immers’Write est actuellement en phase Alpha. L’aventure continue sur le blog, et si tu veux faire partie de l’histoire, tu es le bienvenu.
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